Concept
Le concept de la Route verte a été présenté une première fois le 9 février 1995, dans le cadre du Plan d’action jeunesse du gouvernement du Québec. Ce concept a par la suite été repris dans le Plan triennal de développement de la Route verte et a été soumis au Comité interministériel de la Route verte le 21 septembre 1995. En voici les éléments-clés :

La Route verte consiste en un itinéraire de plus de 4 000 kilomètres (selon le schéma préliminaire : Phase I) reliant les régions suivantes : d’ouest en est depuis le Témiscamingue et l’Outaouais (Gatineau) jusqu’à la Gaspésie (Gaspé) ; et du nord au sud depuis l’Abitibi, les Laurentides et le Saguenay—Lac St-Jean vers le Centre-du-Québec, la Montérégie et l’Estrie.

Le projet s’inscrit dans la tradition des grands itinéraires cyclables du monde :
• le National Cycle Network de Grande-Bretagne ;
• les itinéraires du Danube et du Rhin (5 pays) ;
• la Véloroute de la Mer du Nord ;
• la Suisse à vélo, aujourd’hui Suisse Mobile.

La Route verte s’inspire aussi des grands sentiers de marche d’Amérique : le célèbre sentier des Appalaches (Appalachian Trail), du Maine à la Georgie, ou son pendant du Pacifique, le sentier Pacific Crest Trail, qui file depuis la frontière mexicaine jusqu’à la limite de la Colombie-Britanique.

On parcourt la Route verte d’un seul trait, par tronçon, ou y fait son propre itinéraire. On y pédale près de chez soi, on y retourne quelque fois par année. Elle peut offrir un défi personnel ou être un simple loisir. On y va seul, en famille ou entre amis. Des groupes organisés la parcourent chaque année, des agences de voyages en font la promotion internationalement. Sur les plans du loisir, du tourisme, de la santé et de l’environnement, la Route verte a une valeur incontestable.

La Route verte est aménagée avec la préoccupation d’en faire un projet rassembleur, d’une part, et d’être réaliste sur le plan financier, d’autres part. La Route verte peur revêtir différentes formes compte tenu des particularités régionales et des différentes possibilités de réalisation :
• en utilisant des emprises publiques (voies ferrées abandonnées, chemins de halage, emprises hydroélectriques, etc.) ;
• en améliorant la sécurité de routes existantes, par l’asphaltage des accotements ;
• en utilisant des routes à faible débit de circulation automobile (chaussées désignées).

Le réseau cyclable se veut une véritable route, verte, agréable, respectueuse de l’environnement, intéressante et balisée.

La Route verte doit atteindre les niveaux de sécurité auxquels les différents usagers sont en droit de s’attendre. Des normes éprouvées s’appliquent d’ailleurs aux différents types d’aménagements (Aménagements en faveur des piétons et des cyclistes, 2009).

De plus, la Route verte est balisée de façon uniforme afin de créer une unité d’ensemble (depuis 1996) et un système de signalisation de destination (depuis 2004) permet un repérage plus facile des voyageurs.

La collaboration des régions et leur participation directe aux investissements est aussi cruciale. Elle se construit et s’embellit avec tous les acteurs régionaux en matière de planification du territoire, d’animation et de promotion : conférences régionales des élus, municipalités régionales de comté, municipalités, associations touristiques régionales, unités régionales de loisir et de sport et autres organismes régionaux.

Références techniques :
Normes, Ouvrages routiers, Tome V, Signalisation routière, Voies cyclables (Tiré à part), Québec, Ministère des Transports, 2009.