Signalisation générale
Sur la Route verte, la signalisation se démarque par un balisage qui lui est propre (le balisage de la Route verte), mais aussi par les éléments de base : les panneaux de signalisation, le marquage et les feux de circulation.
Les panneaux
Les panneaux de signalisation se répartissent en quatre catégories, selon leurs fonctions :
Les panneaux de prescription
Ils indiquent :
1) une obligation (ex.: P-10 « Arrêt »);
2) une interdiction (ex.: P-130 « Accès interdit aux quads »);
3) un rappel de règlement (ex.: P-270-6 « Passage pour personnes et bicyclettes »).
1
2
3 
Les panneaux de danger
Ils ont un fond jaune et généralement une forme losange.
Ils indiquent:
1) un point dangereux (ex.: D-230-7 « Pente raide »);
2) ou un obstacle (ex.: D-200-D « Passage étroit »).
1
2
Les panneaux de travaux
Ils ont un fond orange et généralement une forme carrée ou losange. Ils doivent être installés lors de travaux (responsabilité du gestionnaire).
Ils indiquent :
1) la présence de travaux de construction et les détours (ex. : T-90-6-D « Détour »);
2) les dangers et prescriptions qui y sont associés (ex. : T-80-8 « Voie barrée »).
1
2 
Les panneaux d'indication
Ils ont un fond vert (direction), brun (services publics) ou bleu (signalisation touristique).
Ils sont utilisés pour transmettre de l'information sur :
1) une voie cyclable (ex.: I-135: "identification de la Route verte);
2) une destination (ex.: I-95 « Direction et acheminement d'une voie cyclable »);
3) un service (ex. : I-420-4 "Halte routière" ou I-520-5 "Bureau d'information touristique").
1
2
3

Installation
Les panneaux de signalisation sont installés sur un ou deux poteaux, dépendamment de leurs dimensions. Il existe différents types de supports prévus à cet effet, mais ils doivent tous être suffisamment rigides pour résister à la vibration, au vent et aux déplacements d’air provoqués par le passage des véhicules. La quincaillerie nécessaire pour attacher les panneaux varie en fonction des modèles de poteaux :
Les panneaux de signalisation se répartissent en quatre catégories, selon leurs fonctions :
Les panneaux de prescription
Ils indiquent :
1) une obligation (ex.: P-10 « Arrêt »);
2) une interdiction (ex.: P-130 « Accès interdit aux quads »);
3) un rappel de règlement (ex.: P-270-6 « Passage pour personnes et bicyclettes »).
1
2
3 
Les panneaux de danger
Ils ont un fond jaune et généralement une forme losange.
Ils indiquent:
1) un point dangereux (ex.: D-230-7 « Pente raide »);
2) ou un obstacle (ex.: D-200-D « Passage étroit »).
1
2
Les panneaux de travaux
Ils ont un fond orange et généralement une forme carrée ou losange. Ils doivent être installés lors de travaux (responsabilité du gestionnaire).
Ils indiquent :
1) la présence de travaux de construction et les détours (ex. : T-90-6-D « Détour »);
2) les dangers et prescriptions qui y sont associés (ex. : T-80-8 « Voie barrée »).
1
2 
Les panneaux d'indication
Ils ont un fond vert (direction), brun (services publics) ou bleu (signalisation touristique).
Ils sont utilisés pour transmettre de l'information sur :
1) une voie cyclable (ex.: I-135: "identification de la Route verte);
2) une destination (ex.: I-95 « Direction et acheminement d'une voie cyclable »);
3) un service (ex. : I-420-4 "Halte routière" ou I-520-5 "Bureau d'information touristique").
1
2
3

Installation
Les panneaux de signalisation sont installés sur un ou deux poteaux, dépendamment de leurs dimensions. Il existe différents types de supports prévus à cet effet, mais ils doivent tous être suffisamment rigides pour résister à la vibration, au vent et aux déplacements d’air provoqués par le passage des véhicules. La quincaillerie nécessaire pour attacher les panneaux varie en fonction des modèles de poteaux :
- poteau en « U » : poteau en forme de « U » avec rebords, fait en acier galvanisé et résistant à la rouille;
- poteau de type « tube » : tube en acier galvanisé dont la forme varie : cylindrique, elliptique, carrée, rectangulaire;
- poteau en bois : poteau en bois traité dont les dimensions peuvent varier (souvent 4 pouces par 4 pouces).
Les poteaux doivent être installés de façon permanente à l’aide d’un manchon attaché au poteau et enfoncé dans la terre, avec un embout en pointe ou à l’aide d’un système de goupille reliant le poteau à une fiche. Des poteaux temporaires avec du poids à la base (généralement une base en pneu recyclé) sont utilisés pour la signalisation de travaux ou lors d’événements.
Les poteaux peuvent êtres enfoncés dans le sol de plusieurs façons et à l’aide de différents outils :
- système hydraulique : permet de creuser les trous nécessaires lors de la pose et de frapper le poteau pour l’installer (marteau hydraulique). Il peut être actionné soit par circuits hydrauliques provenant directement d’un camion ou d'unités autonomes d'énergie hydraulique;
- tarière : vrille servant à forer le sol;
- à la main : enfoncer le poteau ou le manchon (en laissant 6 à 8 pouces à l’extérieur) dans le sol à l’aide d’une massue.
L’emplacement
Les panneaux de signalisation doivent être installés du côté droit de la piste ou de la chaussée, face à la circulation des cyclistes. Lors de la pose, il faut s’assurer que les poteaux soient droits et orientés de sorte que la signalisation soit perçue par les usagers visés.
Dimension des panneaux
Les panneaux s'adressant aux cyclistes mesurent généralement 450 mm x 450 mm. Lorsqu'ils s'adressent également aux automobilistes, les dimensions sont celles prescrites pour les véhicules routiers (voir Signalisation routière, voies cyclables, Tome V pour plus de détails).
La hauteur
• En milieu rural, les panneaux doivent être placés à une hauteur minimale de 2,1 mètres et maximale de 2,5 mètres.
• En milieu urbain, les panneaux doivent être placés à une hauteur minimale de 2,1 mètres (2,2 mètres en présence de piétons) et maximale de 3,0 mètres.
• La hauteur est mesurée à partir du niveau de la chaussée jusqu’à l’arête inférieure du panneau.
Le dégagement latéral
• En milieu rural, la distance entre le bord extérieur de l’accotement ou de la chaussée et l’arête gauche du panneau doit être d’au moins 1 mètre et d’au plus 3,5 mètres.
• En milieu urbain, cette distance doit être d’au moins 0,3 mètre et d’au plus 3,5 mètres.
Dégradations et conséquences
Les panneaux sont constitués de tôle d'aluminium recouvert de pellicule réfléchissante.
- L'exposition aux rayons ultraviolets, à la chaleur et au froid entraîne une usure normale des panneaux et, en particulier, la décoloration, la perte de réflectivité et l'écaillage de la pellicule. Ces dégradations se produisent généralement après une période de plusieurs années, qui varie selon le niveau d'exposition.
- Les panneaux peuvent aussi subir des dommages accidentels, notamment lors de l'entretien (nivellement, déneigement, etc.), ou être la cible de vol ou de vandalisme (graffitis, autocollants, coups de fusil, etc.).
Conséquence : ces dégradations entraînent une perte d'information pour l'usager, qui peut affecter sa sécurité, surtout s'il s'agit de panneaux de prescription, de danger ou de travaux. Lorsqu'il s'agit de panneaux d'indication, les dégradations peuvent entraîner confusion et détours, nuire à la qualité de l'expérience touristique, et même affecter la sécurité lorsque l'acheminement sur l'itinéraire cyclable est rompu.
Entretien des panneaux
L'entretien consiste à nettoyer ou remplacer les panneaux endommagés ou manquants avant l'ouverture de la saison ou dans un délai le plus court possible pour les dommages qui surviennent en cours de saison.
Le nettoyage peut se faire à la main ou à pression moyenne avec de l’eau à laquelle on peut ajouter un peu de savon ou de l’alcool (si les panneaux sont collants), mais les solvants risqueraient de faire décoller la pellicule.
Le gestionnaire doit s’assurer que les panneaux ne soient pas cachés par la végétation, débris ou tout autre objet.
Une bonne pratique consiste à :
• maintenir à jour un inventaire détaillé, qui comporte le numéro normalisé, les dimensions et l'emplacement de chaque panneau;
• effectuer une inspection annuelle détaillée, idéalement au printemps, suivie du remplacement des panneaux manquants ou endommagés;
• noter tout panneau endommagé ou manquant lors des inspections de routine et des autres travaux d'entretien, de façon à pouvoir effectuer les réparations requises le plus rapidement possible.
L'utilisation de GPS facilite l'inventaire et la prise de donnée concernant les panneaux endommagés.
Pour une version imprimable, cliquez ici.
Le marquage
Les marques sur la chaussée servent :
Les marques sur la chaussée servent :
- à délimiter par une ligne les voies sur les pistes cyclables et les bandes cyclables;
- à indiquer à l'aide de pictogrammes (vélo, macle, flèche et chevrons);
- à informer le type d’usagers autorisés sur une partie de la chaussée (piétons, cyclistes);
- à indiquer la présence des cyclistes et le cheminement suggéré;
- à compléter les indications des panneaux et des feux de circulation (ex.: ligne d'arrêt).

Critères de conception
Les matériaux disponibles varient en fonction de la localisation et de la durée recherchée :
- La peinture au latex a une durée de vie de quelques années sur les pistes cyclables qui ne sont pas déneigées. Par contre, elle s'use assez rapidement sous l'effet du frottement des pneus d'autos et de véhicules lourds et résistent peu au déneigement et à l'épandage d'abrasif, ce qui lui confère une durée de vie de moins d'un an pour la plupart des marques sur rue. Attention: la peinture à l'alkyde est désormais interdite pour des raisons environnementales.
- La peinture époxyde, le thermoplastique (fondu pour application sur la chaussée) et les bandes préfabriquées ont une résistance nettement meilleure au frottement des pneus, qui leur confère une durée de vie pouvant atteindre 10 ans en l’absence de déneigement.
Dégradations et conséquences
Les marques sur la chaussée s'effacent plus ou moins rapidement en raison de l'exposition aux rayons ultraviolets, à la chaleur et au froid, du frottement des pneus d'automobiles et, surtout, du déneigement et de l'épandage d'abrasifs.
Conséquence: perte d'information pour l'usager et pour les automobilistes, qui peut affecter la sécurité lorsqu'il s'agit de marques de passage au croisement d'une route, de lignes d'arrêt ou de lignes de séparations.
Entretien du marquage
L'entretien consiste à reprendre le marquage, dès le printemps pour le marquage effacé par le déneigement, ou plus tard en saison pour le marquage de plus longue durée. L'utilisation de machines séchant la chaussée et chauffant la peinture permet la réalisation des marques par des températures plus froides.
Une bonne pratique consiste à :
• maintenir à jour des plans de marquage, avec les types de marques, leur couleur, leurs dimensions (largeur des lignes, longueur des pictogrammes) et leur position sur la chaussée;
• effectuer une inspection annuelle détaillée, au printemps pour les sections sur rue, suivie de la reprise du marquage effacé.
L'utilisation de GPS facilite la prise de données concernant l'état du marquage.
Les feux de circulation
Les feux de circulation servent
Les feux de circulation servent
- à indiquer aux cyclistes quand traverser (lorsqu’une phase exclusive pour les cyclistes est nécessaire);
- à régulariser les déplacements des cyclistes;
- à indiquer à l'aide de couleurs (vert, jaune, rouge);
- à compléter les indications des panneaux et du marquage.

Critères de conception
Les cyclistes doivent respecter les feux de circulation servant à guider la circulation automobile, à moins qu’un feu de circulation pour cyclistes soit installé. Ce type de feu peut être installé à l’intersection d’une piste cyclable et d’un chemin public. L’installation d’un panneau de prescription pour cyclistes à un feu pour piétons indique l’obligation pour les cyclistes de traverser une intersection durant la phase réservée aux piétons.
Dégradations et conséquences
Les feux de circulation peuvent aussi subir des dommages accidentels lors de l'entretien (nivellement, déneigement, etc.), subir des pannes de courant, ou être détériorés par le temps (feu brûlé, etc.).
Conséquence : le feu de circulation peut ne plus être orienté dans la bonne direction et ne plus être visible par les usagers visés. Cela peut créer des confusions aux intersections et éventuellement des accidents.
Entretien des feux de circulation
L’entretien consiste à réparer les feux de circulation pour cyclistes endommagés avant l’ouverture de la saison ou dans un délai le plus court possible pour les dommages qui surviennent en cours de saison. Le gestionnaire doit s’assurer que les feux ne soient pas cachés par la végétation, débris ou tout autre objet.
Une bonne pratique consiste à :
• maintenir à jour un inventaire détaillé de l'emplacement de chaque feu;
• effectuer une inspection annuelle détaillée, idéalement au printemps, suivie de la réparation des feux endommagés;
• noter tout feu endommagé lors des inspections de routine et des autres travaux d'entretien, de façon à pouvoir effectuer les réparations requises le plus rapidement possible.
L'utilisation de GPS facilite l'inventaire et la prise de donnée concernant les feux de circulation.